🔴 « Les convois passent dessus, les écrasent et les embourbent et les shrapnels gros comme des noix pleuvent sans arrêt. »

 Des morts plein les routes jusqu’à 7 kilomètres à l’arrière. Les convois passent dessus, les écrasent et les embourbent et les shrapnels gros comme des noix pleuvent sans arrêt. Notre tranchée n’est qu’un modeste fossé creusé à la hâte. Nous y restons tapis en attendant que les boches attaquent. Le 27 au soir nous contre-attaquons à la nuit tombante. Nous avançons sous un feu d’enfer, toutes les figures me semblent avoir des expressions extraordinaires. Personne ne semble avoir peur, car chacun sait ce qui l’attend. On n’entend que le crépitement de la fusillade, les éclatements des obus, et les cris étouffés de ceux qui sont frappés.

Armand Dupuis, 27 février 1916, Lettre extraite du cahier de M. Dupuis, instituteur à Cellefrouin (Archives départementales de la Charente)

Dhuizel Aisne - Convoi de prisonniers

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