🔴 SECONDE GUERRE MONDIALE : Mai 1941 : La libération des anciens combattants de 14-18. (1).

Dans La Croix du 13 mars 1941, on lit ces mots du prêtre Marcellin Lissorgues : « La pensée de la France, dans les deux zones, s’en va, par un élan de toutes les heures, vers ceux de nos frères qui languissent en captivité. Toutes les nouvelles qui nous arrivent de ces chers prisonniers sont recueillies avec ferveur par nos cÅ“urs inquiets. « 

Ces considérations témoignent de la profonde inquiétude éprouvée par la société à l’égard des prisonniers de guerre. Or, jusqu’à la libération en mai 1941 des anciens combattants de 1914-1918, la figure du captif est tenue comme quantité négligeable par la presse. Dans un pays meurtri par l’occupation des trois cinquièmes de son territoire, elle fonctionne comme le rappel humiliant et encombrant de la débâcle de juin 1940. Du reste, Lissorgues ne s’attarde pas sur le destin de ces deux millions de soldats parqués dans les camps du Reich. Son article vise plutôt à louer les bienfaits de la captivité en narrant l’histoire d’Albert de Mun et de René de La Tour du Pin, théoriciens du catholicisme social, capturés lors de la guerre… franco-prussienne de 1871.

Les deux hommes auraient mis à profit « les longues heures vides de la captivité » pour élaborer en toute quiétude leurs théories. L’exemple date un peu mais il a l’avantage de s’inscrire dans le catéchisme de Vichy, qui envisage la détention comme un moyen d’assainir les mÅ“urs et de faire fi des erreurs du passé.

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