⚫ Oradour-sur-Glane : L’arrivée des Allemands : Une voiture blindée, deux… cinq… six; un camion… trois camions… dix camions…

Il était environ 14 heures.

Dans la tiède somnolence de l’après-déjeuner, ce jour de printemps paisible, Oradour paressait, avant de se remettre aux occupations habituelles. Aucun pressentiment ne troublait sa quiétude. Les enfants venaient de rentrer à l’école, la rue était calme; quand un moteur y passa dans une pétarade bleuâtre, quelqu’un, peut-être, regardant à la fenêtre, dit simplement : « Tiens, un Allemand ! ». Ce n’était pas le premier. D’autres suivirent. Une voiture blindée, deux… cinq… six; un camion… trois camions… dix camions… qui stationnèrent en différents points du pays.

Cette fois c’était beaucoup, plus que d’habitude. Et la population regarda, remarqua la tenue de guerre des soldats : casques, bottes, uniformes camouflés de vert et de brun… Qu’allait-il arriver ? On n’était pas inquiets. Il ne s’était jamais rien passé à Oradour; point de maquis, aucune histoire entre l’habitant et l’occupant – qu’on ne voyait, d’ailleurs, que de loin en loin. Il y eut bientôt du monde sur les pas de portes, observant avec plus de curiosité que d’angoisse le va-et-vient des hommes.

Très peu de personnes songèrent à s’enfuir, d’ailleurs le village avait été cerné aussitôt et par des voitures et par des cordons de sentinelles.

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