🔴 Bataille de Normandie : 19 juillet 1944, Caen est enfin libérée !

Dans les plan d’Overlord, Caen devait être prise le jour même du Débarquement. Il faudra attendre 43 jours pour voir la rive droite enfin tomber, dix jours après la rive gauche.

Dans le cadre de l’opération, Atlantic, les quartiers de Vaucelles, les abords de la SMN à Colombelles et à Mondeville ont été pris par les Canadiens des 8e et 9e brigades de la 3e division d’infanterie dès le 18 juillet. Ils ont été guidés par des éléments FFI de la compagnie Fred Scamaroni. En face d’eux, des éléments de la 16e division d’infanterie de la Luftwaffe qui ont fini par décrocher.

Dans l’après-midi du 18 juillet, des éléments avancés des Regina Rifles ont même fait une incursion dans Vaucelles, franchissant l’Orne sur des poutrelles de fer jetées sur un pont en ruines. Toujours guidés par des FFI : parmi eux, le lieutenant Raymond Châtelain qui est tombé sous les balles allemandes. A la Cavée, les hommes du Black Watch ont tenté de franchir l’Orne avec des canots. Il faudra revenir. Même si Blainville, Giberville et Colombelles ont été libérées après de durs combats.

Le lendemain, dans la matinée du 19 juillet, les Canadiens mettent le paquet. S’appuyant sur les têtes de pont ouvertes la veille, ils lancent cette fois une offensive de grande envergure. Des ponts Bailey construits par le génie dans le courant de la nuit permettent le passage de nombreux hommes et d’un matériel conséquent. A 9 h, les Black Watch, réussissent enfin à franchir l’Orne, prennent Ifs et Cormelles-le-Royal. Ils repoussent la 272e division d’infanterie allemande, ainsi qu’une soixantaine de chars de la 1re Panzer SS jusqu’a Saint-André-sur-Orne. Les Glen’s arrivent à la Demi-Lune, avant de prendre possession de la caserne du 43e régiment d’infanterie. Au centre du dispositif, les Regina remontent la rue de Falaise.

En milieu de matinée, les Canadiens du régiment de Maisonneuve entrent dans Fleury-sur-Orne. Des milliers de Caennais réfugiés depuis plusieurs semaines dans les carrières sortent pour acclamer les libérateurs. A 16 h, renforcée par des éléments de la 12e SS, la 346e division d’infenterie tente une contre-attaque depuis Emiéville. Elle sera repoussée par les Guards.

Caen est enfin libérée, mais pas pour autant définitivement à l’abri. Jusqu’à la mi-août, des obus allemands continueront de tomber sur la ville.

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