🔴 J+49 : « Spring » : Jour de malheur pour les Canadiens.

Spring (printemps), c’est le joli nom de la nouvelle offensive déclenchée par les Alliés au sud de Caen, pour tenter d’avancer en direction de Falaise, le long de la Nationale 158, et d’enfin chasser les Allemands des hauteurs qu’ils occupent à Bourguébus et Verrières : de là, ils peuvent toujours pilonner Caen. Et c’est au pied de ces mêmes crêtes que la précédente offensive de Montgomery – Goodwood – s’est finalement cassée les dents. Allons, il faut en finir ! D’autant plus qu’en lançant Spring, on fixera les défenses allemandes ici, tandis que là-bas, à l’ouest, les Américains lancent leur opération Cobra.

Pour attaquer, le général Simonds dispose de 2 divisions blindées et 2 divisions d’infanterie qu’il lance à l’assaut en pleine nuit, de part et d’autre de la route Caen-Falaise. Et pour que ses soldats aient un minimum de lumière, Simonds utilise la technique du clair de lune artificiel, qui consiste à faire réfléchir par le plafond nuageux, la lumière de centaines de projecteurs antiaériens… C’est évidemment une arme à double tranchant, puisque les silhouettes des fantassins canadiens, parfaitement découpées dans l’obscurité, fournissent des cibles idéales pour les Allemands, retranchés dans les fermes et les vergers qui entourent Tilly-la-Campagne. Quand ils ouvrent le feu, c’est un carnage. Et même les chars venus à la rescousse des fantassins du North Nova Scotia se font tailler en pièces.

A droite de la route, ce n’est guère mieux. Avançant sur Saint-André-sur-Orne et Saint-Martin-de-Fontenay, les Canadiens se font surprendre par les Allemands qui utilisent les galeries de mines qui parcourent les sous-sol de la région, pour surgir à l’improviste derrière eux. Enfin, sur la crête de May, ce sont 300 hommes qui se font hacher menu en montant à l’assaut de la hauteur, à découvert, sans soutien d’artillerie, ni d’aviation : un suicide.

A la fin de la journée, Simonds arrête les frais. 1 500 hommes (dont 500 tués) sont tombés en moins de 24 heures. C’est la journée la plus noire de l’armée canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale, après le fiasco de Dieppe en août 1942.

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