Noël 14-18 : « NE TIREZ PAS ! »

UN NOEL FRATERNEL

Weihachtsfriede

Durant la nuit de Noël, les armes se taisent… La nativité impose sa loi. Pendant quelques heures, voire quelques jours, loin de leurs familles, de leurs foyers, des soldats allemands, britanniques et français oublient leur différend, entonnent des chants de circonstance, se serrent la main, échangent des cigarettes, des cigares, du chocolat, des journaux, trinquent au cœur du « no man’s land », un verre de vin ou de champagne à la main…

Le moment est exceptionnel, emblématique. Il ne se renouvellera plus avec une telle intensité. Dans la plupart des cas, les officiers gèrent ces « incidents » avec philosophie et discernement. Ils savent que le symbole est fort, peu orthodoxe, mais en rien démobilisateur. La fraternisation éphémère n’a aucun rapport avec une mutinerie naissante, pas plus qu’avec une réaction pacifique.

Certains chefs de corps sanctionnent néanmoins les « meneurs », les expédiant sans attendre dans d’autres secteurs du front. Après cette émouvante célébration, l’ordre des choses reprend rapidement son cours.

Dans les jours qui suivent, les nouveaux combats ont tôt fait de raviver la haine.

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